Accusé d’avoir mendié la mairie Jean-Pierre Fabre n’en revient pas

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L’opposition togolaise, d’une manière manifeste, continue par défrayer la chronique. Au cours des élections locales du 30 juin puis du 15 août qui ont permis de former les conseils municipaux ayant débouché sur l’élection des maires, des concessions auraient été faites entre le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre et le Premier ministre Komi Selom Klassou.

Logiquement, la nouvelle a provoqué étonnement, confusion, mécontentement et a contraint les premiers responsables du parti orange qui ont tenu, hier à Lomé, une conférence de presse pour donner leur version des faits.

Comme il fallait s’y attendre, les leaders de l’Alliance nationale pour le changement ont dénoncé le processus ayant conduit à l’élection et se sont félicités du nombre de voix obtenues. Entre autres choses, le parti a mis en avant la mise à disposition tardive des spécimens de bulletins de vote, les dysfonctionnements techniques constatés sur l’ensemble du territoire. Mais l’essentiel est ailleurs, Fabre a-t-il fait génuflexion pour accéder à la tête de la commune du Golfe 4 ? That is the question. « C’est pathétique ! »

A l’issue de l’élection, le bilan, loin d’être emballant, est tout de même encourageant : six (06) maires et cinq (05) adjoints parmi les 138 conseillers municipaux élus : « J’ai été peiné quand j’ai entendu dire que je dois mon élection au Premier ministre Selom Klassou. C’est pathétique ! J’ai entendu dire beaucoup de choses (…). Ce sont des rumeurs malveillantes », a assuré Jean-Pierre Fabre.

Avec cette nouvelle configuration, l’ANC, s’appuyant sur les résultats acquis, trouve légitime de revendiquer la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sur une base paritaire comme mentionnée dans la feuille de route de la Cedeao : « Avec un total de 115 conseillers municipaux, l’opposition parlementaire accuse un déficit de représentativité et de légitimité face à l’ensemble de l’opposition extraparlementaire notamment l’ANC, le Car et
la C14 qui en totalisent 289 », a-t-il fait savoir.

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