Ambiance au sein de la Coalition

La séparation en queue de poisson est-elle décrétée ?

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Les militants de la Coalition de l’opposition n’en croient ni leurs oreilles ni leurs yeux. La scène qui se déroule devant eux depuis un temps les laisse tout simplement sans voix. La situation qui a cours au sein du regroupement tant chéri par eux ne semble pas vouloir s’arranger. Au lieu que les partis membres se rapprochent les uns des autres, c’est plutôt à l’éloignement que l’on assiste. L’on a l’impression qu’il y a une dislocation programmée qui ne dit pas son nom.

Déjà au temps fort de la crise, nous sommes souvent passés très près de l’éclatement face notamment à certaines décisions du Parti national panafricain (PNP) jugées unilatérales par les membres de la Coalition. Le Comité d’action pour le renouveau (Car) n’hésitait pas à sortir des déclarations prenant complètement le contrepied de l’orientation du regroupement. Mais ce qui a encore surpris plus d’un, c’est que des personnes qui étaient incapables à un moment donné, obligés de se séparer pour divergences d’opinions politiques, se sont ensuite retrouvées quelques mois plus tard dans le même regroupement mais avec des partis différents. Ceux qui se sont promis de se combattre ne sont pas du reste. Sans oublier les idéologies qui divergent d’un parti à l’autre.

Toutefois, les gens se sont dit que pour un combat commun, il est possible de faire table rase du passé. Mais qu’est-ce qui a obligé ceux qui à un moment n’étaient plus d’accord avec l’orientation imposée, à rester ensemble jusqu’à ce que survienne la catastrophe ? Seuls eux sont en mesure de nous répondre. Mais il n’est pas trop tard pour revenir à la raison. Quelque chose peut encore être sauvé.

On comprend alors les remords de ces derniers jours de la part de certains leaders. Le secrétaire général du Car, Jean Kissi, surprend tout le monde en reconnaissant que des mois de sacrifices ont finalement été inutiles. Son parti suspend donc sa participation aux travaux de la Coalition. Pour ne pas arranger les choses, c’est le Togo Autrement de Fulbert Atisso qui faisait la fronde depuis quelques semaines qui prend congé.

Doit-on alors conclure que la séparation en queue de poisson est décrétée ? À l’exemple du Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac), du Collectif sauvons le Togo ou encore le Cap 2015 ? Toutes ces entités n’ont jamais connu une fin officielle, mais tout le monde sait ce qu’elles sont devenues avec le temps.

 

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