Bernard Dadié «Le patriarche» de la littérature ivoirienne est décédé

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L’Ivoirien Bernard Dadié, auteur du célèbre ouvrage « Le Pagne noir », a tiré sa révérence, le 9 mars dernier, en Côte d’Ivoire dans sa 103ème année. Homme engagé, l’écrivain Bernard Dadié était auteur d’une œuvre politique dans laquelle, il a abordé tous les genres littéraires.

Bernard Dadié a été plusieurs fois victime des fausses informations quant à son décès. En novembre dernier, la folle rumeur avait également circulé sur les réseaux sociaux annonçant son décès. Justement, sa mort est bien réelle cette fois-ci. L’auteur a répondu à l’appel divin, rejoignant ainsi l’audelà. « La Côte d’Ivoire vient de perdre son plus grand écrivain », a annoncé Maurice Bandaman, le ministre ivoirien de la Culture à l’Agence France presse (AFP).

En effet, Bernard Dadié a abordé tous les genres littéraires, notamment la poésie, le roman, la chronique, le conte, ainsi que le théâtre. « Ecrire est pour moi, un désir d’écarter les ténèbres, un désir d’ouvrir à chacun des fenêtres sur le monde », avait déclaré l’écrivain en recevant en 2016, le premier prix Jaime Torres Bodet de l’Unesco. En 1950, il avait publié un recueil de poèmes engagés, « Afrique debout ! » qui dénonce les relations de domination entre blancs et noirs dans l’Afrique coloniale. Et son autobiographie romancée, « Climbié », parue en 1952, serait son œuvre la plus célèbre, aussi très critique vis-à-vis du colonialisme.

En 1980, son roman « Les jambes du fils de Dieu » remporte un véritable succès. Il a reçu deux reprises le grand prix littéraire d’Afrique noir avec « Patron de New York » (1965) et « La ville où nul ne meurt »(1968). Très engagé, Dadié fut également journaliste, homme politique et militant pour l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Cet engagement au sein du parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) lui a valu un séjour d’une année en prison, entre 1949 et 1950. Après l’indépendance de la de la Côte d’Ivoire, Binlin Dadié a été de 1977 à 1986, le ministre de la Culture du président Félix Houphouët Boigny.

Bernard Abou Koffi Binlin Dadié fut un écrivain et homme politique ivoirien né à Assinie, au sud de la Côte d’Ivoire, le 10 janvier 1916. Il était considéré comme le père de la littérature ivoirienne. Après des études à l’école normale William-Ponty de Gorée, il travaille pendant dix ans à l’IFAN (Institut fondamental d’Afrique noire) de Dakar. « Nous nous inclinons devant sa mémoire », a dit Maurice Bandaman, souhaitant qu’« un hommage national » soit rendu à l’écrivain.

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