Candidature de Faure Gnassingbé « Ce n’est pas le moment de demander au capitaine du navire d’abandonner », estime le général Damehane Yark

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La candidature du chef de l’Etat Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle de 2020 au Togo continue de susciter assez d’intérêt. Même dans son propre camp le oui du champion d’Unir ne laisse pas indifférent. Cette décision intervenue dans les derniers moments des dépôts de candidature est diversement appréciée. Si au niveau des opposants cela a complètement refroidi les ardeurs, au niveau du pouvoir, l’on s’en frotte les mains. Forts du fait qu’il reste le principal favori de ce scrutin, les cadres du parti donnent les raisons pour lesquelles l’on doit encore composer avec lui.

Aujourd’hui, la candidature de Faure Gnassingbé est intégrée par les Togolais. Même s’il ne faut pas minimiser les autres candidats, beaucoup pensent qu’il a toutes les chances de l’emporter. En attendant peut-être le « coup ko » qu’appellent de tous leurs vœux les militants d’Unir, les cadres du parti sillonnent le pays pour continuer de mobiliser et informer ceux qui ne le savent pas encore que le chef de l’Etat a accepté d’être candidat. Comme l’on le sait, c’est à la demande des Togolais mobilisés sur l’ensemble du territoire que le président de la République a dit oui. « Nous avons insisté pour que le président accepte de se représenter », reconnaît le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Damehane Yark en visite dans la préfecture de Tandjouare dont il est originaire.

Pour lui, si le locataire actuel du palais présidentiel a donné son accord, c’est pour deux raisons importantes : la paix et la sécurité. En effet, le gouvernement togolais a œuvré pendant des années pour instaurer et maintenir la paix et la sécurité indispensable pour attirer les investissements et créer de la richesse en faveur de la population. Tout cela a été possible grâce à la volonté politique du chef de l’Etat. Et au moment où les nations environnantes se débattent contre l’insécurité, le Togo a tout intérêt à ne pas tomber dans ce piège. Ni les Togolais, ni la communauté internationale ne sont pas prêts à faire face à une telle situation.

Beaucoup d’observateurs reconnaissent que Faure Gnassingbé et son gouvernement sont parvenus jusqu’ici à juguler la menace. Même la récente et dangereuse crise politique n’a pas réussi à faire basculer notre pays dans le chaos, comme certains pouvaient s’y attendre. C’est à l’actif du capitaine de bord. « Le président est le capitaine d’un navire qui est stable mais qui se trouve dans une mer agitée », poursuit le général Yark. Mais dans cette mer agitée, notre pays est en train de relancer son économie et se tourne résolument vers son développement. Alors que les Togolais s’apprêtent à choisir leur président pour les cinq prochaines années, que doivent-ils avoir présent à l’esprit ? « La sécurité et la paix sont menacées dans notre sous-région, et ce n’est pas le moment de demander au capitaine du navire d’abandonner », leur conseille le général Yark.

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