Claude Le Roy ou les Togolais : le chef de l’Etat doit trancher

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Plus les jours passent et la sérénité de Claude Le Roy devient saccadée. Manifestement, la douloureuse élimination du Togo en terre béninoise fut la goutte d’eau qui a débordé le vase. Indignations, mépris et revendications populaires s’en sont suivis. Puis, par la force des choses, des milliers de Togolais, réunis le samedi 27 juillet au stade rénové de Kégué, en présence du chef de l’Etat, ont réservé un accueil percutant au sorcier blanc qui n’en revenait pas ; un message fort que la population a adressé à son président national. Dans l’obligation de répondre, accordera-t-il, comme toujours, sa priorité au peuple ou maintiendra-t-il sa confiance au sélectionneur français ?

Ce n’est plus un secret, l’actuel sélectionneur des Eperviers a remarquablement échoué dans sa mission, celle de redonner au football togolais ses lettres de noblesse. En apposant sa signature sur les papiers contractuels du Togo en 2016, Claude Marie François Le Roy s’est porté garant de toutes les missions qui lui étaient assignées et dont la principale était de qualifier les Eperviers
pour la CAN 2019. Trois ans après cette signature, les performances du Français ont mis à nu son incapacité à insuffler un nouvel air au football togolais. Au regard de cette inadaptation visà-vis du football togolais, Claude Le Roy, sans l’ombre d’aucun doute, ne fait plus l’unanimité et doit laisser la main, tant qu’il peut, à un autre.

Aux grands maux les grands remèdes

Plus d’une fois, le sélectionneur français, dans ses sorties médiatiques tonitruantes et provocatrices, a rappelé qu’il n’avait de compte à rendre à personne sauf à son employeur direct qui n’est autre que, jusqu’à preuve de contraire, le président de la République. Ces démonstrations médiatiques, à bonne enseigne peut-être, se sont progressivement consumées. Mais le désir des supporters de voir Le Roy retourner chez lui est resté très vif comme une flamme. Toutefois, avant que le mal n’atteigne son paroxysme, le chef de l’Etat doit prendre des décisions qui s’imposent. Le moment s’y prête bien pour faire la part des choses et remettre les petits plats dans les grands.

Naturellement, on pourrait se demander à qui le chef de l’Etat accorderaitil la priorité ? En tout cas, à quelques mois de l’élection présidentielle, il serait logique de tendre la perche à la population après l’avoir conquise grâce aux dernières prouesses politiques (élections législatives, réformes constitutionnelles et institutionnelles, développement local à travers le PND, finances inclusives, installations des infrastructures etc.). La dernière pièce du puzzle serait peut-être le limogeage (dans des conditions légales) de Claude Le Roy comme le réclame les supporters inconditionnels de la sélection nationale. La balle est dans le camp du gouvernement.

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