Crises politiques au Togo : « Les réflexions doivent se poursuivre », selon le professeur Magloire Kuakuvi

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La société civile togolaise est intervenue lors de la crise politique togolaise pour faire des propositions. Elle est toujours présente et compte continuer à jouer son rôle. A travers le professeur Magloire Kuakuvi, coordonnateur du Conseil épiscopal justice et paix de l’archidiocèse de Lomé, elle se prononce à nouveau sur l’évolution de la situation politique au Togo.

Le professeur Magloire Kuakuvi connaît bien le rôle, les prérogatives et les limites de la société civile et compte s’en tenir à cela. Face à une question d’un auditeur de la radio victoire FM demandant à M. Kuakuvi, si les partis politiques ne sont pas dépassés et si la société civile ne devrait pas prendre le relais, le philosophe togolais a donné une réponse claire : « les partis politiques ne sont jamais dépassés dans un pays ».

Pour lui, les regroupements, les alliances vont se faire, des séparations auront lieu, de nouveaux combats débuteront et prendront fin jusqu’à la fin des temps. Une façon de dire que la société civile ne prendra jamais la place des politiques. Ce que la société civile peut faire, c’est de continuer à mener la réflexion et proposer un certain de nombre d’idées à l’endroit de tous les acteurs tant nationaux qu’internationaux.

Le professeur Kuakuvi pense que la société civile togolaise a joué ce rôle pendant la crise politique togolaise récente mais n’a pas été écoutée. En la matière, déclare-til, « il faut poursuivre les réflexions ». En effet, il est mieux de consacrer autant de temps qu’il faudra à réfléchir que de se combattre. C’est le propre des esprits ouverts et qui prennent de la hauteur. Comme le déclare un auteur, « c’est de la confrontation que jaillit la lumière ».

Les Togolais n’auront donc jamais assez réfléchi. « Il faut réfléchir. Ceux qui ne veulent pas réfléchir, iront aux veillées funèbres, aux enterrements et après on les enterrera eux-mêmes », conseille le professeur Magloire Kuakuvi. Autrement dit, si l’on ne veut pas réfléchir, on vivra inutilement, on tournera en rond jusqu’au jour de sa mort. Face à un problème, la réflexion est la meilleure option. Quelle qu’en soit la complexité du problème, un jour, une solution finira par s’imposer à tous. A l’étape actuelle de l’histoire de notre pays, c’est l’attitude que préconise le professeur Kuakuvi aux Togolais et il a sans doute raison.

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