Des compétences, le PND en a en effet besoin

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Le 4 mars dernier, le chef de l’Etat du Togo Faure Gnassingbé a officiellement lancé le Plan national de développement (PND 2018-2022). Il s’agit là d’un programme sans précédent pour amorcer l’émergence du pays d’ici 2030. D’ailleurs la mobilisation générale autour du PND est le signe qu’il y a une mutation profonde en cours. Mais cela ne pourra vraiment être effectif sans un recours aux compétences nécessaires.

Les trois axes du PND visent l’industrialisation du Togo, la modernisation du secteur agricole et enfin l’amélioration du bien-être social. Ce sont des objectifs qui sont à portée de main et qui donneront un nouveau visage à notre pays. Mais comme les gouvernants l’ont clairement fait savoir, il faudra que chaque citoyen embarque dans le train qui commence à prendre de la vitesse.

L’administration togolaise qui a joué un grand rôle dans l’élaboration et l’adoption du PND sera de nouveau sollicitée. Elle a toutefois été épaulée par le secteur privé et la société civile. Il est en effet apparu depuis quelques années que l’administration togolaise connaît des limites. Des réformes sont en cours, mais ne parviennent pas encore à supprimer totalement les tares dont elle souffre.

Il faudra en tout cas la renforcer par de nouvelles compétences surtout dans le cadre de la mise en œuvre du PND. Lors de la fête du travail le 1er mai dernier, le ministre Gilbert Bawara a attiré l’attention de ses administrés sur la nécessité de changer de paradigmes. L’histoire a montré que beaucoup de pays qui ont connu un développement fulgurant ces dernières années, ont dû miser sur leur capital humain, c’est-à-dire les ressources humaines et les compétences dont ils disposaient. Mais pour cela, ils ont dû les former.

Certains ont même été envoyés chez les devanciers pour apprendre le savoir-faire et revenir répliquer et même innover chez eux. Le Togo pourra-t-il faire la même chose ? Bien sûr. Le gouvernement vient en effet de lancer le programme présidentiel d’excellence du Plan national de développement (PND). Vingt étudiants togolais inscrits en master 1 dans les universités de Lomé, de Kara et de l’Ucao, seront formés dans plusieurs domaines pour servir le PND à divers endroits de l’administration.
Il s’agit là d’une volonté manifeste de préparer des compétences nécessaires à la réussite du PND. Le programme est en effet mis en œuvre par Share, une organisation internationale spécialisée dans la formation de talents dans le monde entier. Les lauréats travailleront sous la supervision d’anciens consultants de grands cabinets de conseil (McKinsey, BCG, Tony Blair Institute…).

Tout en poursuivant toujours la promotion de l’excellence le programme devrait continuer et s’étendre à d’autres jeunes togolais. C’est d’ailleurs ce qu’ont exprimé les initiateurs. Ils sont en effet nombreux les talents cachés au Togo. Même dans la diaspora, des compétences sont disponibles pour le PND. Vivement donc que le Haut-conseil des Togolais de l’étranger (HCTE) fasse un travail de fourmi pour attirer ces compétences vers la mère patrie. La mobilisation des compétences doit se poursuivre et sans exclusion.

 

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