Dialogue inter togolais / Le groupe des 5 invite à des échanges de bonne foi

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L’Union Européenne (UE), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), les ambassades de France, d’Allemagne et des Etats-Unis ainsi que la Coordination du Système des Nations Unies (SNU), à travers une déclaration commune rendue publique en fin de semaine dernière, ont favorablement accueilli l’ouverture prochaine du dialogue politique togolais et de la disponibilité de tous les camps à y prendre part. Ils invitent la classe politique à des échanges de bonne foi.

A quelques heures de l’ouverture  officielle  du dialogue inter togolais, le groupe des 5 institutions a, dans son communiqué indiqué qu’ :« Elles encouragent les acteurs politiques à travailler de bonne foi pour aboutir à un consensus sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles ainsi qu’à se mobiliser ensemble pour les mettre en œuvre ».

La délégation de l’Union européenne, la coordination du système des nations unies et les ambassades d’Allemagne, de France et des Etats-Unis d’Amérique ont exprimé leurs gratitudes aux autorités ghanéennes et guinéennes grâce à qui « le processus a été rendu possible ».

Ils invitent par ailleurs les acteurs politiques qui participeront à cette rencontre à œuvrer de bonne  foi  afin  d’aboutir  à  un consensus sur les réformes institutionnelles et plus tard, pour leurs mise en application.

Selon le communiqué des diplomates, l’objet du dialogue vise essentiellement à trouver un terrain d’entente sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles amorcées par le gouvernement. Très regardants sur le déroulement des avancées socio politiques dans notre pays, les cinq restent préoccupés par les tensions politiques. Ces dernières portent un coup sérieux à l’opérationnalisation de certains projets à l’instar de la décentralisation dont l’effectivité est la condition sine qua non aux appuis financiers à l’Etat togolais.

Rappelons que les pourparlers entre le pouvoir et l’opposition doivent s’ouvrir le 15 février prochain. Les débats tourneront autour de la modification constitutionnelle qui prévoit une limitation à deux du nombre des mandats présidentiels. Ce dialogue va permettre à la classe politique du Togo de mettre un terme à la crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis le 19 août 2017.

 

Des doutes ?

Les émissaires guinéen et ghanéen, pays médiateurs dans la crise, ont annoncé, en rendant public le communiqué annonçant le dialogue, que sa tenue entre l’opposition togolaise et le pouvoir le 15 février à Lomé est un principe accepté par les deux parties

L’opposition en violant le principe de suspension des manifestations publiques, au lendemain de la publication du communiqué des facilitateurs et en brandissant jusqu’à ce jour, une liste de préalables indispensables, selon elle avant le démarrage des travaux, sème quelque peu de doutes dans les esprits. Elle parle, en l’occurrence de « mesures d’apaisement », notamment le retrait des forces de sécurité dans le Nord et la libération de militants arrêtés pendant les marches et lors de l’incendie des marchés de Kara et de Lomé en janvier 2013. « Ces mesures d’apaisement ne sont pas négociables. Elles doivent être prises avant le début des discussions proprement dites », avait déclaré Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition.

Ce n’est pas la première fois que la délégation de l’Union européenne, la Coordination du Système des Nations Unies et les ambassades d’Allemagne, de France et des Etats-Unis se prononcent sur la crise togolaise. Début octobre 2017, elles avaient appelé les Togolais à s’inscrire dans la logique d’un dialogue pacifique en vue de l’adoption des réformes recommandées par l’Accord Politique Global de 2006. Souhaitons que leur appel soit entendu par l’ensemble des acteurs togolais.

Awih Essoyodou

 

 

 

 

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