Élections locales / La Coalition pose à nouveau des conditions

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Les préparatifs sont en cours pour l’organisation des élections locales avant la fin de l’année. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) accomplit actuellement les tâches nécessaires. Contrairement aux élections législatives, cellesci devraient enregistrer la participation de partis ayant auparavant boycotté dans la dynamique de la C14.

Il faut déjà rappeler que certains ex-partis de la Coalition des 14, dont le Comité d’action pour le renouveau (Car) et l’Alliance des démocrates pour un Togo intégral (Addi), ont des représentants dans l’actuelle Ceni. Il serait donc surprenant que ces partis boycottent à nouveau, même si leurs camarades de lutte d’hier membres du regroupement en déclin décident de le faire. De plus un parti important sur l’échiquier national comme l’Alliance nationale pour le changement (ANC), annonce son retour dans les arènes.

La dynamique est donc enclenchée et les autres n’auront d’autres choix que de suivre au risque de s’exclure de ce rendez-vous historique que va constituer la tenue des élections locales au Togo cette année. C’est dans ce contexte que le reste de la Coalition encore en activité fait une sortie médiatique très attendue. La Coordinatrice du regroupement, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johson et ses camarades ne comptent plus laisser le champ libre au pouvoir.

C’est à croire que les membres du regroupement ont tiré des leçons de leurs déboires du 20 décembre dernier. Toutefois, la Coalition conditionne à nouveau sa participation à ces élections par la réalisation des réformes politiques, sa revendication phare, tout en mettant l’accent sur le texte de l’expert constitutionnaliste sénégalais.

Il faut tout de même faire remarquer que ces réformes n’ont pas d’impact direct sur les élections locales et la décentralisation. Une loi sur la décentralisation a été votée et le cadre dans lequel les communes seront organisées a été créé. Les réformes sont certes importantes.

Le ministre en charge des Relations avec les institutions de la République, Christian Trimua, annonçait en début de semaine dernière que l’Assemblée nationale entamera l’étude particulière du texte cette semaine. C’est donc pour dire que la dynamique se poursuit.

Toutefois, rien n’est sûr que ces réformes soient adoptées avant les élections locales. Mais la Coalition persiste et signe. Madame Adjamagbo-Johnson soutient que le chef de l’Etat a fait des promesses lors de l’audience du 20 mars dernier et qu’il est tenu de les respecter. Elle annonce qu’un courrier sera envoyé au président de la République. De plus la Coalition menace de reprendre les manifestations si les choses n’évoluent pas.

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