Elections locales/ L’ANC y prendra-t-elle part ?

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Bientôt le Togo tiendra les élections locales. Les différents partis politiques s’y préparent activement. Si l’on a enregistré un boycott massif de la part des partis de l’opposition radicale, notamment ceux qui ont fait partie de la Coalition des 14 lors des élections législatives passées, il faut s’attendre à ce que ces derniers, sinon la plupart, prennent part aux élections locales.

A la fin des journées de réflexion qu’une partie des partis membres de la Coalition a tenues, il était question de travailler à réunir les conditions pour leur participation effective aux élections locales que le gouvernement ne tardera sans doute pas à organiser. D’ailleurs la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) est déjà mise en place.

Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Payadowa Boukpessi, dans une récente sortie, expliquait qu’il y aura peut-être trois jours d’enrôlement pour ceux qui avaient boycotté sur instruction de la C14. Mais l’on est actuellement suspendu à la Ceni qui devrait incessamment dérouler son chronogramme.

A partir de ce moment, tous les partis qui souhaitent s’exercer à la gouvernance locale et toutes les personnes qui seront intéressées par les fonctions d’élus locaux devront agir sans tarder. L’histoire a montré à suffisance que les tergiversations et les chantages n’ont abouti qu’à la déception et à la désillusion. Ces élections sont très importantes pour le processus de développement du pays.

Les partis qui ne veulent pas rater ce rendez-vous avec l’histoire, parce que cela fait quand même près de trente ans que le Togo n’a pas organisé ces élections, ont intérêt à ne plus se laisser prendre au piège du boycott. En tout cas, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et certains membres de la Coalition semblent même regretter cet acte posé en décembre dernier. D’ailleurs deux anciens partis de ce regroupement, à savoir, le Comité d’action pour le renouveau (Car) et l’Alliance des démocrates pour un Togo intégral (Addi) font aujourd’hui partie de la Ceni. Logiquement, ces deux partis devraient prendre part aux futures élections.

D’autres partis de l’ancienne Coalition vont aussi sans doute leur emboîter les pas. C’est peut-être le cas de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre qui était en décembre dernier le chef de file du boycott. Selon les propos de l’ex-chef de file de l’opposition togolaise, le parti doit tout comme les autres d’ailleurs, être prêt à n’importe quelle consultation électorale et à tout moment. « Un parti politique digne de ce nom doit toujours être prêt pour toutes les consultations électorales. Nous devons également nous mobiliser massivement pour que ces élections soient transparentes, équitables et acceptées par tous », a déclaré monsieur Fabre à l’endroit de ses militants il y a quelques jours à Atakpamé.

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