Elections locales : Unir, ANC et C14 sur le point de se tailler la part du lion ?

Par Edem D.

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Dans un précédent article, nous expliquions que le « schéma traditionnel » était sur le point de se dessiner. C’est-à-dire que les partis traditionnels, les poids lourds de la scène politique togolaise risquent à nouveau de s’imposer, donc de rafler la majorité des postes à pourvoir. Certains faits commencent par nous donner raison.

En fin de semaine dernière, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), a organisé l’ordre de passage des candidats aux élections locales sur les médias publics (TVT, radio Lomé, radio Kara). Il a été entendu que seuls les partis politiques, regroupements de partis politiques ou indépendants ayant positionné des candidats dans au moins 50% des 117 communes, auront ce privilège.

Seules l’Union pour la République (Unir), l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et la Coalition des 14 (C14) dans sa version amoindrie, remplissent cette condition. Même la Coalition rénovée, l’Union des forces de changement (UFC) pourtant chef de file de l’opposition, et les indépendants n’ont pas réussi à faire autant. Les trois entités mentionnées plus haut vont donc inévitablement être les plus visibles lors de cette campagne.

Connaissant déjà leur popularité sur le terrain, il n’est pas exclu qu’au soir du 30 juin 2019, ces derniers s’arrachent les municipalités mises en jeu comme de petits pains. Ces pronostics pourraient être en tout cas déjoués. Des surprises peuvent survenir pendant ces élections. Mais nul ne sera étonné si ces partis se taillent la part du lion.

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