Fonction publique : Gilbert Bawara et ses collègues veulent mettre fin aux vices

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La Fonction publique togolaise souffre de plusieurs maux et il est temps d’y mettre un terme, du moins mener un combat sans merci contre ces vices. Cela est important si l’on veut parvenir à l’émergence dans quelques années. Le gouvernement togolais à travers certains de ses ministères clés semble vouloir mettre fin à ce problème. Ainsi, le ministre Gilbert Bawara de la Fonction publique accompagné de ses collègues Tahirou Bagbiègue de la Formation professionnelle et le professeur Moustafa Mijiyawa de la Santé et de l’Hygiène publique viennent de lancer une tournée nationale pour sensibiliser les acteurs.

Voltaire a dit : « le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin ». Cela veut dire que le travail est une bonne chose. C’est l’accomplissement même de l’être humain. Une personne qui ne travaille pas, gâche son existence. Même Dieu travail et encourage ses créatures à travailler. Mais il est ahurissant de constater que certains ne profitent pas pleinement des bienfaits du travail et n’en font pas non plus profiter à leur prochains. C’est ce que l’on vit dans l’administration togolaise depuis des années.

Au lieu d’utiliser le travail pour combattre les vices, certains agents de l’administration les cultivent plutôt. Absentéisme, paresse, détournements de biens publics, surfacturation, corruption, le mauvais accueil etc… sont des pratiques auxquelles s’adonnent certains fonctionnaires. Il faut faire tout de même remarquer que beaucoup d’agents de l’administration togolaise sont des travailleurs dévoués, rompus à la tâche donc compétents, serviables et qui sont des citoyens consciencieux. D’ailleurs, récemment, lors de la présentation des résultats su rapport Doing business, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a reconnu à ces compatriotes des mérites.

Toutefois, il y a bien un abcès à crever et le plus tôt possible. Les usagers de l’administration que sont l’ensemble des Togolais sont unanimes sur le fait que la qualité du service se détériore. Il est devenu courant au détour d’une conversation banale d’entendre des personnes se plaindre de l’administration togolaise. C’est d’ailleurs la raison de cette tournée qui vient de démarrer à Atakpamé. « Nous sommes là pour rappeler la nécessité pour les agents d’être assidus, d’être présents effectivement sur leurs lieux de travail. Non pas de venir déposer leurs vestes, leurs sacs et d’aller vaquer à d’autres occupations. Mais ils doivent être présents physiquement pour fournir le travail et les prestations pour lesquelles ils sont payés », a déclaré Gilbert Bawara.

En tout cas, une personne qui n’est plus disponible pour servir ses compatriotes devrait tout simplement démissionner pour s’occuper de ses projets et laisser la place à d’autres. D’ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 20182022), l’on attend un plus grand dévouement de la part de tous les acteurs dont ceux du secteur public. Les fonctionnaires des secteurs de l’éducation et de la santé sont particulièrement interpellés. L’axe 3 du PND visant le renforcement des mécanismes d’inclusion les concerne. Ils ont très souvent l’habitude de faire des réclamations et cela est normal. L’inclusion sociale doit leur profiter à eux aussi et le gouvernement doit y veiller. Mais, il est temps de penser un peu plus à l’intérêt général. Comme le dit le ministre Bawara : « Que chacun de nous fasse ce qui est son devoir ».

 

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