GBOYOUGOU Lamoutidja, maraîcher grâce au crédit ‘’Accès des Agriculteurs aux Services Financiers’’ (AGRISEF) du FNFI

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Dans ce nouveau numéro de votre rubrique ‘’Echos des bénéficiaires des produits FNFI’’, nous vous conduisons à Dapaong, dans la Région des savanes pour mettre sous les feux de la rampe les témoignages de monsieur GBOYOUGOU Lamoutidja qui grâce au crédit AGRISEF qu’il a reçu auprès de COOPEC SIFA, une institution de microfinance partenaire du FNFI basée à Dapaong, est devenu maraîcher. Il a même eu la chance d’exposer sa production à Kara au cours de la foire agricole organisée dans le cadre du onzième Forum National du Paysan Togolais. Reportage…

C’est très tôt dès son bas âge, que GBOYOUGOU Lamoutidja, alors qu’il accompagne son papa tous les weekends et jours fériés au champ qu’il se découvre des talents cachés de maraîcher. Alors, plusieurs années plus tard, il décide avec grande conviction que le maraîchage devait constituer pour lui une source d’épanouissement et de réussite, vu qu’il avait déjà des prérequis dans le domaine.

‘’ A force de regarder faire et de faire soi-même, progressivement on apprend et on devient professionnel dans son domaine. Depuis très jeune, j’accompagnais mon papa les weekends au champ et c’est de là que progressivement j’ai pris la main dans le maraîchage. Plusieurs années après, quand j’ai voulu me mettre à mon propre compte pour exercer une activité génératrice de revenus, j’ai alors décidé de faire le maraîchage car j’avais déjà une petite superficie cultivable que je voulais exploiter. Et pour pouvoir effectivement lancer mon activité, j’avais besoin d’un coup de pouce financier qui puisse me permettre d’acheter des intrants agricoles et aller de l’avant. C’est donc dans mes tentatives d’avoir accès au financement que j’ai été dirigé vers COOPEC SIFA qui m’a alors donné tous les renseignements relatifs au produit AGRISEF du FNFI. Une fois toutes ces informations en ma possession, j’étais alors convaincu que j’étais bien éligible au produit agricole du FNFI. Je me suis mis en ordre de bataille, constitution du groupe solidaire puis j’ai suivi la formation exigée… »

Un processus très simplifié à l’issue du quel notre interlocuteur obtiendra une première tranche de crédit de 100.000 FCFA, de quoi lui permettre de pouvoir démarrer l’exploitation de sa superficie cultivable. « Une fois que j’ai obtenu la première tranche de crédit AGRISEF, je me suis tout de suite mis au travail. Achat de quelques kits d’outillage, intrants puis j’ai démarré la culture d’oignons bio, de gombo, de carottes, de piment vert, un ensemble de produits bio avec uniquement de l’engrais organique à très longue conservation. Ce sont de très bons produits frais que j’arrive très facilement à écouler en gros et en détails. Comme vous le savez, de plus en plus, les gens préfèrent consommer bio pour garantir leurs états de santé. Donc quand vous produisez bio, vous avez toutes les chances de faire de bonnes affaires. »

Telle une histoire qui retrace le parcours d’un jeune entrepreneur avec une forte envie de réussir, le témoignage de GBOYOUGOU Lamoutidja doit constituer un stimulus, une source de motivation et d’inspiration pour les autres jeunes qui ont des projets mais manquent de courage pour braver leurs peurs et aller de l’avant. Et le FNFI constitue justement un puissant instrument de lutte contre la pauvreté et permet à des milliers de personnes de prendre leur destin en mains.

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