Gouvernance locale / Payadowa Boukpessi explique les prérogatives des élus locaux

Par E. Dadzie

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A quelques jours du démarrage de la campagne pour les élections locales, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Payadowa Boukpessi, éclaire l’opinion sur l’état d’avancement du processus, mais aussi sur les compétences qui seront déléguées aux élus locaux.

Dans le but de répondre aux exigences régaliennes mais aussi d’accélérer la lutte contre la pauvreté, le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé et son gouvernement ont mis en exécution le processus de décentralisation. Auparavant, les actions de développement étaient pilotées du haut vers le bas par le pouvoir central et ses représentants. Les ministères en charge du Développement à la base, de la Planification du développement à travers divers programmes s’activent depuis des années déjà. Mais cela ne suffit pas toujours. Très bientôt donc, les élus locaux prendront le relais, toujours sous le contrôle du pouvoir central biensûr.

« Le cadre juridique, les normes et procédures qui encadreront cette délégation de compétences sont élaborés par l’Etat »  précise le ministre Boukpessi. Plusieurs domaines sont concernés par ce transfert : développement local et gestion communale, urbanisme et habitat, infrastructure, assainissement, gestion de l’environnement, santé, éducation, voiries, état civil etc. Les ressources seront aussi transférées selon Payadowa Boukpessi.

En ce qui concerne l’organisation de ces consultations électorales, le ministre est clair : « il ne manque rien aujourd’hui pour la tenue de ces élections ». Il y a eu quelques tâtonnements avec la validation et l’affichage des listes définitives par la Cour suprême, mais selon l’émissaire du gouvernement, tout est rentré dans l’ordre.

Pour ceux qui ne savent pas où ils doivent voter, monsieur Boukpessi leur dit ceci : « les listes sont faites par commune et il est facile de se retrouver. Allez voter là où vous vous êtes fait enrôler. Il est possible de faire des transferts pour ceux qui changent de domiciles ». Même dans le cas du décès d’un candidat avant les élections comme c’est le cas à l’Alliance nationale pour le changement (ANC), la loi prévoit que ce dernier puisse être remplacé.

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