L’éducation, une cause nationale selon Gilbert Bawara

80

Au Togo, plus de 2 millions d’apprenants viennent de reprendre les chemins des classes. La rentrée scolaire intervenue lundi dernier sur l’ensemble du territoire national est la résultante des efforts consentis tant par les gouvernants que par les syndicats des enseignants et les partenaires. Comme le reconnaît Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et de la Protection sociale, il s’agit d’une cause nationale.

Le ministre Bawara qui est très souvent un acteur de premier plan dans les négociations lorsque les syndicats décident d’en découdre avec le gouvernement, s’est prononcé chez nos confrères de Focus infos dans un entretien exclusif. Contrairement aux années passées, l’on fait le constat selon monsieur Bawara que la rentrée scolaire a été effectuée sans problème. D’ailleurs quelques jours avant, le Premier ministre Komi Selom Klassou a réuni tous les acteurs et partenaires à son cabinet pour rappeler les acquis et les rassurer sur la bonne volonté du gouvernement de poursuivre les efforts.

Les responsables des syndicats de leur côté ont calmement accepté de mettre la balle à terre et d’attendre patiemment les évolutions futures. « Les acteurs de notre système éducatif, spécialement les enseignants savent notre disponibilité de tous les instants. Ils connaissent la volonté d’écoute, de dialogue et de concertation qui nous a toujours animés et guidés ces dernières années », note le ministre.

Il relève des avancées comme le protocole d’accord sans précédent qui a été mis en place depuis avril 2018 et les moyens énormes qui ont été mobilisés pour relever le secteur. « De tous les secteurs sociaux, l’éducation est celui qui a bénéficié de plus de moyens et de ressources sur le plan national, notamment des rémunérations, des primes et indemnités », ajoute Gilbert Bawara.

Toutefois, des défis demeurent et le ministre le reconnaît. Le système éducatif a encore besoin de beaucoup d’investissements pour améliorer les infrastructures d’accueil, améliorer l’encadrement par le recrutement des enseignants, leur formation et leur rémunération. « Nous continuerons d’agir pour améliorer la situation en nous attaquant, de manière résolue et cohérente, à tous les défis qui se posent », promet-il.

De plus, même si la situation n’est pas aussi rose que l’on aurait voulu qu’elle soit et si par moments des malentendus sont susceptibles d’intervenir, tous les acteurs doivent placer notre école à l’abri de toute dérive. « L’école doit demeurer un lieu d’éducation et d’apprentissage des valeurs vertueuses, un milieu protecteur et épanouissant. Elle doit donc être sanctuarisée en quelque sorte et placée à l’abri de toute agitation ou violence », déclare le ministre de la Fonction publique.
Ainsi, en faisant de l’éducation une cause nationale, gouvernants, acteurs et partenaires du système éducatif feront véritablement de l’éducation ce que l’on attend de lui : un puissant instrument pour changer radicalement les mentalités et pousser notre pays vers son émergence.

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.