Lutte contre les braquages : la traque a-t-elle commencé ?

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Les autorités sécuritaires du Togo sont-elles enfin sur le point d’apporter la réponse qu’il faut à la série de braquages que l’on a connus ces dernières semaines ? En tout cas, c’est l’impression que l’on a au vu des événements qui se sont déroulés en fin de semaine dernière à Lomé. En effet, pris en filature par des forces du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN), deux braqueurs récidivistes ont fini aux portes du « cimetière » comme se faisait appeler l’un d’entre eux.

Comme on pouvait s’y attendre, ce sont des consommateurs de drogue. En plus ils opèrent à dos d’une moto non immatriculée. Lors de la poursuite, les forces de l’ordre n’ont pas eu d’autres choix que d’ouvrir le feu lorsque monsieur « cimetière » a décidé de tirer sur ces derniers. L’on comprend aisément la psychologie de ces individus….

Une personne qui se fait appeler « cimetière », n’a visiblement aucun respect pour la vie et s’en fout des conséquences de ses actes. Même si l’intention première des forces de l’ordre n’est sans doute pas de mettre fin à leur existence, beaucoup de Togolais seront assurément soulagés de voir que cela fait deux de moins dans la nature.

Mais, combien sont-ils encore à courir nos rues sans que l’on puisse soupçonner quoi que ce soit ? Ils doivent être encore très nombreux et surtout plus redoutables ces criminels qui sont encore en liberté, que ce soit sur le territoire national ou en dehors. Si l’on tient compte des braquages qui ont eu lieu, les armes utilisées et surtout l’efficacité des braqueurs, l’on ne peut pas en douter.
Alors la police vient-elle de leur lancer un défi, un avertissement ? La traque vient-elle de commencer ? Il est vrai que ce n’est pas la première fois pour les forces de l’ordre et de sécurité d’obtenir des résultats sur le terrain. Des individus malveillants ont été arrêtés il y a quelques semaines. Beaucoup d’autres actions ne sont sans doute pas médiatisées.

Toutefois, les Togolais attendent forcément plus que ce que les forces de l’ordre viennent de faire. Ils espèrent des actions plus spectaculaires, des résultats plus éclatants. Pas forcément en les envoyant de l’autre côté, mais en mettant fin au phénomène par la mise à la disposition de la justice de ces individus. Pour l’instant, les cas de notre ami « cimetière » et son compagnon vont servir de leçon aux autres candidats à « la mission suicide ». Mais il revient aussi aux Togolais de se montrer plus prudents et de collaborer avec les forces de l’ordre.

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