MJU : de la genèse à la montée en puissance

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La rencontre organisée le week-end dernier au lycée scientifique montre que le parti Unir dispose à présent d’une jeunesse mieux structurée et plus forte. Depuis sa création en 2013, le nouveau parti de Faure Gnassingbé n’a pas connu un aussi bon dispositif de conquête. Evidemment, le travail doit continuer pour le rendre encore plus efficace.

Il ne faut pas perdre de vue que la crise politique du 19 août est passée par là. En effet, les différents démembrements du parti que l’on connaît aujourd’hui ne sont venus à l’existence que suite aux manifestations qui ont sérieusement secoué le pays. L’opposition ne doit pas forcément y voir un signe de succès ou de fébrilité du parti au pouvoir.

Au contraire, c’est le signe que ce dernier sait rapidement rassembler ses militants autour d’un idéal commun. C’est ce qui a été rapidement fait au congrès de 2017 à Tsévié. A cette occasion, le président du parti déclarait que les solutions à la crise en cours devraient sortir de ce congrès. L’on a ensuite vu la réorganisation qui a suivi.

Le Mouvement des jeunes Unir est un des éléments de cette réorganisation. Il a été en effet porté sur les fonts baptismaux quelques jours après ce congrès, plus précisément le 8 décembre 2017 lors d’un congrès statutaire tenu à Dapaong. A sa tête a été élu comme délégué national, le ministre-conseiller du chef de l’Etat, Kanka-Malick Natchaba. D’autres jeunes personnalités de la République comme le ministre d’Etat en charge de l’inclusion financière Massama-Esso Assih et l’honorable député à l’Assemblée nationale May Gnassingbé sont aussi membres de ce bureau respectivement comme déléguée nationale adjointe du MJU et déléguée nationale en charge des sections préfectorales.

D’autres personnalités non moins importantes comme l’honorable Noël Depoukn font aussi partie de ce bureau. Depuis la fin de l’année 2017, le MJU prend une part active à la vie du parti. Le mouvement a d’ailleurs joué un rôle non négligeable dans la résolution de la crise politique du 19 août. Le MJU organisait des rencontres avec la jeunesse dans son ensemble pour la sensibiliser. Il s’agit notamment des « rencontres unies ».

En dehors de cela, le délégué national du MJU a par moments fait partie de la délégation qui participait aux négociations avec l’opposition togolaise sous la direction des facilitateurs. Sans oublier les manifestations pacifiques que le parti Unir organisait. Sans cette jeunesse réunie au sein du MJU, la mobilisation ne pouvait pas être au rendez-vous. Le MJU a naturellement aussi été au rendez-vous des législatives de 2018 et des élections locales de 2019. Comme le disent souvent les grands hommes de ce pays, « sans la jeunesse rien ne peut se faire ». C’est elle qui a l’énergie pour propulser la locomotive du parti. Les anciens sont là pour orienter à travers leurs conseils et partages d’expériences. Logiquement donc, le MJU ne cesse de monter en puissance. C’est d’ailleurs souhaitable pour tout parti politique.

Un parti qui voit sa jeunesse perdre de la vitesse doit sérieusement s’inquiéter. Et à Unir, les dirigeants doivent plutôt s’estimer heureux de voir une jeunesse MJU : de la genèse à la montée en puissance aussi engagée. Ce n’est pas en tout cas le moment de croiser les bras parce que le travail se poursuit. Les universités du parti
ne doivent être qu’une invitation à plus d’engagement des uns et des autres.

 

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