Opposition togolaise : Quelle peut être la « stratégie adéquate » ?

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La présidentielle de 2020 approche à grand pas. Il s’agit là d’un rendez-vous capital et très attendu. Les derniers développements sur la scène politique dans notre pays sont la preuve que les acteurs politiques se préparent activement à un combat sans merci. L’opposition qui a face à lui un adversaire redoutable réfléchit actuellement à une « stratégie adéquate » pour essayer de l’emporter. Mais quelle peut être cette stratégie ?

Pendant que le pouvoir incarné par le parti Union pour la République (Unir) consolide ses fondements, de plus en plus de voix se lèvent au sein de l’opposition pour appeler à réfléchir à une stratégie idoine afin de terrasser l’adversaire. Tous les membres de l’opposition aiment à dire que pour eux, l’adversaire est unique, mais lorsqu’il s’agit de l’affronter ils ne sont jamais d’accord sur les moyens d’y parvenir.

Après le boycott des élections législatives et la participation aux élections locales pendant lesquelles les partis de l’opposition ont rivalisé sur leur propre terrain, c’est vers l’élection présidentielle que ceuxci se tournent. L’on se demande si après avoir perdu assez de terrain ces derniers mois, l’opposition togolaise est encore en mesure de tenir tête à son adversaire. En tout cas, elle y croit fermement. Mais, ce n’est pas aussi simple que cela en a l’air. Il est en effet question de trouver la meilleure stratégie.

Pour Jean-Pierre Fabre le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), il faut trouver la « stratégie adéquate ». Mais que peut-elle être. En tout cas, l’ancien chef de file de l’opposition ne veut pas se « fourvoyer dans la recherche de stratégies aussi inefficaces que clivantes ».

L’opposition togolaise s’est souvent investie dans la recherche d’une stratégie unitaire mais sans succès. Et à l’approche de chaque élection surtout présidentielle, le même schéma se présente. Pour 2020, cela s’annonce encore plus difficile. « Avec le peuple, nous saurons retrouver l’énergie, les ressources et la boussole pour nous conduire directement à l’alternance », pense Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, coordinatrice de la C14. A l’ANC, l’on est « disponible pour toute action unitaire sérieuse, organisée et menée avec rigueur, par l’opposition démocratique ».

Mais comment viendra cette initiative ? La seule proposition qui était sur la table depuis un temps, c’est celle du Dr Georges William Kuessan, président du parti Santé du peuple. Pour lui, l’opposition doit s’aligner derrière un candidat apolitique. Plus facile à dire qu’à faire. Sa proposition n’a pas encore trouvé d’écho favorable. Pour l’instant, Jean-Pierre Fabre préfère parler des conditions d’organisation de ces élections. « L’opposition a besoin d’obtenir les conditions de transparence et d’équité pour le prochain scrutin », affirme ce dernier.

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