Projets de manifestations de la C14, le PNP est-il capable du déluge qu’il promet ?

94

Au cours de leur réunion hebdomadaire le samedi 24 novembre dernier, les responsables du Parti national panafricain (PNP) ont informé leurs militants de leur décision de participer à la marche qu’organisera la Coalition des 14 partis de l’opposition, les 29 novembre, 1er, 3 et 4 décembre prochains dans notre pays. Ces marches, promettent-ils, seront un « déluge total ».

« La mobilisation doit être telle qu’il n’y aura pas de place pour mettre le pied. Ce jour-là, cela doit  être un déluge  total. Il n’y aura plus d’espace ni de considération de voie ou de route. Les prochaines marches doivent faire l’objet de la mer qui fait des  vagues », a déclaré, Ouro Djikpa  Tchatikpi, le conseiller du président national du PNP le samedi  dernier.  Ces mots, prononcés par l’un des premiers responsables du  PNP,  disent  assez  sur  les véritables intentions du parti à  l’origine  des  mouvements politiques particulièrement violents qu’a connus notre pays l’année dernière.

Les déclarations du politicien veulent sans doute signifier une mobilisation sans précédent, mais le mot « déluge » lâché par le conseiller de Tikpi Atchadam, peut-être par lapsus, ne sont pas du tout rassurants pour les paisibles populations  togolaises. Que veut dire Ouro Djikpa Tchatikpi quand il parle de « déluge total » ?

Que veut dire déluge?

Le  déluge  est  un  mythe, un récit étiologique du  monde qu’on retrouve dans plusieurs cultures  et  croyances  du monde.  Chaque religion ou culture a sa propre version du déluge, mais toutes les versions relatent  généralement  des pluies  catastrophiques  et  des inondations consécutives créées par Dieu pour anéantir les « pécheurs » de la surface de la terre. En effet, comparer une marche à un déluge, n’est-ce pas préparer de violentes manifestations dont l’objectif vise à anéantir une partie de la population togolaise?

Dans ses propos, M. Tchatikpi a également  déclaré  qu’il  n’y aura « ni considération de voie ou de  route  ». Cela  démontre la volonté de ce parti et de ses partisans de provoquer les  autorités, afin  de  créer le désordre et la stupeur, comme c’était le cas le 19 août 2017. Bien entendu, tout ceci vise  d’empêcher la tenue des élections législatives dont les campagnes débutent le 4 décembre prochain.

Toute analyse faite, on peut se demander si le PNP est capable du  déluge  qu’il promet. Me Tchassona Traoré enseignant pourtant dernièrement à ses amis de la coalition ceci: «Si nous ne pouvons pas faire une insurection, n’allons pas mentir au peuples au travers des simulacres de révolution». Alors, le Wait and see permettra de savoir si Tchassona  n’avait pas raison.

R. Zakari

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.