Sommet de la Cen-Sad / Faure Gnassingbé sollicité au-delà de l’Afrique de l’ouest

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Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats sahélosahariens (Cen-Sad) se sont retrouvés samedi dernier à N’Djaména au Tchad pour un sommet extraordinaire. L’invité surprise de la rencontre n’est autre que Faure Gnassingbé le chef de l’Etat togolais qui y évoque avec ses pairs, les questions sécuritaires, mais aussi de développement notamment le Plan national de développement (PND).

 

Les Etats de cette partie de l’Afrique sont confrontés à de sérieux problèmes de sécurité. Les attaques terroristes y sont monnaie courante. Mais les deux dossiers brûlants de l’heure au sein de cette communauté sont ceux liés à la situation en Libye et au Soudan. La Libye depuis la disparition du colonel Mouammar Kadhafi, se cherche toujours. La sécurité est devenue une denrée rare.

Un gouvernement reconnu par les Nations unies siège à Tripoli, mais ne contrôle pas une
bonne partie du territoire que des groupes armés se sont attribué. D’ailleurs il y a quelques jours, le dirigeant d’un des groupes les plus importants, le général Aftar, a lancé une offensive contre le gouvernement de Tripoli malgré les appels à la retenue de la communauté internationale.

A ce jour l’on a enregistré plusieurs morts et blessés parmi lesquels des civils ainsi que des déplacements de populations. C’est clair donc que la Lybie est loin de sortir de sa situation d’instabilité. Les chefs d’Etat de la communauté Cen-Sad ont donc toutes les raisons de s’inquiéter.

Au Soudan, c’est le président Omar El-Béchir qui vient de se voir destituer après plusieurs jours de manifestations de la population. Mais le pays n’est pas encore sorti de l’ornière malgré la mise en place d’une transition. Fort donc de son expérience au sein de la sous-région ouest africaine, le président togolais est bien placé pour donner quelques pistes de solutions à ses pairs de la Cen-Sad. Le Togo est en effet un bon élève en matière de sécurité. Le Pays apporte son assistance à plusieurs autres en difficulté.

D’ailleurs lors de sa récente présidence de la Cedeao, Faure Gnassingbé a pu gérer plusieurs dossiers qui menaçaient la sécurité de la sous-région. Le chantier de la libre circulation des personnes et des biens a été un axe prioritaire de son mandat. Il a aussi su gérer avec sagesse la crise politique née au Togo le 19 août 2017 afin d’éviter la déstabilisation du pays, malgré le fait que le risque soit bien réel. Mais Faure Gnassingbé n’a pas fait que parler sécurité lors de ce sommet. Le développement est une préoccupation pour tous les pays africains et leurs dirigeants.

Le chef de l’Etat a donc naturellement profité pour vanter les mérites du PND. C’est l’occasion d’obtenir des nouvelles adhésions à ce plan ambitieux, mais aussi de partager l’expérience du Togo.

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