Subventions agricoles intelligentes en Afrique : Noël Bataka a partagé l’expérience du Togo à Accra

112

Au nouveau forum du leadership pour l’agriculture qui se tient à Accra au Ghana, le ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique a partagé l’expérience du Togo. Noël Bataka a expliqué aux participants l’effort fourni par son pays en ce qui concerne les subventions agricoles intelligentes.

Pour développer le secteur agricole et permettre à ses acteurs de tirer profit de leurs activités, le gouvernement togolais a mis en place un certain nombre de mesures. La mise en place d’une Centrale d’achat et de gestion des intrants agricoles (Cagia) a permis de changer la donne. Cette Centrale a permis de mieux organiser la distribution des intrants. Un programme de fourniture des semences et des engrais permet désormais de mieux accompagner les acteurs. Les mesures ont permis de développer le secteur agricole.

Par rapport aux céréales, le pays était déficitaire (-13%). Avec la stratégie mise en place, le Togo a connu un excédent de 13% à partir de 2011. Chaque année, le Togo produit 13 000 tonnes de maïs et d’autres céréales. Presque les deux tiers du budget du ministère de l’Agriculture sont consacrés aux subventions des semences et des engrais. Une nouvelle venue a permis de moderniser le secteur agricole. Il s’agit de la téléphonie mobile. « Le chef de l’Etat a décidé qu’il fallait réformer les engrais. Il fallait changer quasiment tout le système, il fallait utiliser la téléphonie mobile et il fallait réduire la subvention et cibler les producteurs vulnérables pour avoir une subvention dites intelligentes », a précisé le ministre Bataka.

Pour le ministre en charge de l’Agriculture le mobile offre plusieurs atouts et évite de faire recours à l’homme. Il permet par exemple d’envoyer directement le budget des finances publiques au porte-monnaie des producteurs. Ces derniers pourront eux-mêmes acheter les engrais auprès des sociétés agréées. Le dispositif permet entre autres d’aller plus vite et d’éviter la lourdeur administrative.

Le numérique au service de l’agriculture

Le ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique prend aussi part à l’African green revolution forum ouvert mardi 3 septembre dans la capitale ghanéenne. Cette 9ème édition du forum réunit plus de 2 000 participants et est placée sous le thème : « Développer le numérique : tirer parti de la transformation numérique pour créer des systèmes alimentaires durables en Afrique ».

Le commissaire de l’agriculture et de l’économie rurale de l’Union africaine a souligné l’importance du numérique dans le secteur agricole. « L’agriculture fournit 75% des possibilités d’emploi sur notre continent. Alors, transformons-la réellement en utilisant ces opportunités pour éviter le terrorisme sur notre continent. Les instruments numériques sont déjà là et nos jeunes s’y connaissent parfaitement. Il nous incombe de les utiliser car il est évident que ces instruments peuvent nous aider à transformer notre agriculture », a déclaré Josefa Leonel Correia Sacko.

Plus de 80% d’Africains ont accès au téléphone mobile. Selon les prévisions, plus de 660 millions de personnes disposeront d’un smartphone sur le continent à l’horizon 2020. D’où l’importance de penser au développement du système numérique pour moderniser l’agriculture.

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.