Terrorisme et extrémisme violent / Faure Gnassingbé propose une analyse des causes profondes

Par Edem Dadzie

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En voyage de travail à Londres, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé s’est largement prononcé sur la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans l’espace Cedeao. Le président togolais était à la tribune de l’Institut royal britannique de politique étrangère.

Aucun développement économique ne peut se faire si la situation sécuritaire est mise à mal. « La Cedeao a été créée à l’origine pour promouvoir l’essor de l’économie dans ses Etats membres. Mais très tôt, l’organisation a dû faire face à des défis sécuritaires », a déclaré le chef de l’Etat. L’organisation a eu à gérer jusqu’à ce jour des guerres civiles et crises politiques.

Aujourd’hui, c’est la menace terroriste quittant le Sahel vers les pays côtiers qu’elle est obligée de gérer. « L’insécurité reste à un niveau très élevé dans notre sous-région. Il s’agit de la menace la plus complexe à laquelle la Cedeao doit faire face depuis sa création », reconnaît Faure Gnassingbé.

Le président togolais propose une approche holistique, une analyse des causes profondes de l’extrémisme violent, afin d’en apporter une solution idoine. Il préconise d’élever le niveau de vigilance lutter contre le risque d’instrumentalisation de la religion. Il faudra pour cela investir dans les outils de dialogue national. « Pauvreté et absence de perspective au niveau de la jeunesse la rend vulnérable », admet le chef de l’Etat.

Le président togolais pense qu’il faudra mettre rapidement en place les politiques de décentralisation, une meilleure exploitation des ressources minières afin que cela puisse profiter aux populations riveraines, une meilleure redistribution donc la lutte contre le changement climatique est aussi un aspect très important.

Les effets du changement climatique affectent les facteurs de production, amoindrissent la disponibilité des ressources, déplacent les populations. Tout cela est susceptible d’entraîner des conflits. La sécurité maritime n’est pas du reste. Le sommet de Lomé a déjà montré la voie à suivre.

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