Université de Lomé : Le professeur Kokoroko peut-il dormir tranquille ?

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Alors que l’université de Lomé s’apprête dans quelques jours à rouvrir ses portes aux anciens et nouveaux étudiants, c’est presqu’un satisfecit qui est décerné au président du temple du savoir de la capitale togolaise par le collège des délégués généraux et certains responsables d’associations estudiantins. Mais, une question se pose : le professeur Komla Dodzi Kokoroko peut-il dormir tranquille ?

Depuis deux ou trois ans, l’université de Lomé a rompu avec les crises à répétition qui paralysaient les activités académiques. Est-ce à dire que la nouvelle équipe dirigeante conduite par le professeur Komla Dodzi Kokoroko répond aux attentes tant des étudiants que du corps enseignant ? Fait-elle mieux que les précédentes ? Ce ne sont tout de même pas des occasions qui ont manqué.

Pendant l’année scolaire écoulée, l’on a enregistré des menaces de grèves ou de manifestations, mais très vite les choses sont rentrées dans l’ordre. Est-ce le résultat d’un certain leadership dont ferait preuve l’actuel président de l’Université ? En tout cas, les représentants des étudiants pensent qu’il y a eu des améliorations. « De façon générale, il y a eu des réformes qui permettent à l’université de Lomé de voir son image polie. L’université dispose désormais d’un wifi, les citées ont été réhabilitées, de nouvelles sont construites ou en cours, les amphis sont rénovés et toute l’université est éclairée 24/24 avec des pistes bien goudronnées », déclarent-ils.

Les associations qui viennent d’apporter cette reconnaissance au professeur Kokoroko sont : le Haut conseil de coordination des associations et mouvements estudiantins (HACAME), la Coordination nationale de la jeunesse estudiantine (CNJE), l’Association pour la cause estudiantine (ACE), l’Association Nationale pour une nature saine et équilibrée (ANENSE) et le Groupement d’étudiants volontaires pour un environnement sain (GEVES).

Malgré la bonne note que ceux-ci viennent d’octroyer au professeur Kokoroko, ils ne passent pas sous silence les manquements. Il y a par exemple les conditions du système LMD qui ne sont pas totalement réunies. Pour eux, il faudra amener les enseignants à utiliser les Questions à choix multiples (QCM) lors des évaluations. Les autorités universitaires doivent aussi veiller à ce que les notes des examens soient disponibles à temps. Il faudrait aussi dans les années à venir augmenter le nombre des amphis et agoras.

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