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A Lomé, le GIABA fait le point sur la criminalité financière en Afrique de l’Ouest

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La capitale togolaise a accueilli samedi la 23ème réunion du comité ministériel du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). Les travaux, présidés par le Premier ministre, au nom du Chef de l’Etat, couronnaient plusieurs activités techniques entamées depuis le 16 mai. 

De façon concrète, il s’est agi pour les ministres de tutelle de l’institution régionale, d’examiner et adopter plusieurs rapports, et surtout d’évaluer les résultats obtenus dans la mise en œuvre des mesures préventives et répressives de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT) depuis les dernières assises. 

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Selon le Directeur Général du Groupe, le Togolais Kimelabalou Aba, les défis sont multiples : porosité des frontières, manque de moyens adéquats, difficultés de traçage des flux financiers, insuffisance de coordination entre les Etats, ou encore insuffisance de ressources humaines au niveau du GIABA, a énuméré le responsable. Aussi, a-t-il plaidé pour une mise en synergie des moyens des États membres pour combattre plus efficacement ces fléaux qui ont principalement pour noms “terrorisme, blanchiment de capitaux et cybercriminalité”.

Le Togo a mis en place un dispositif juridique et institutionnel en la matière, conforme aux normes internationales. La promotion de la bonne gouvernance publique et la réduction des flux financiers illicites sont des principes directeurs de notre politique de développement”, a pour sa part rappelé Victoire Dogbé.

Et d’ajouter : “Nous avons l’obligation d’unir nos efforts, de renforcer notre coopération pour mener des actions concrètes et échanger des renseignements en vue de lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le gouvernement togolais considère que la digitalisation totale de l’économie, couplée avec une formalisation des acteurs économiques est un levier important pour atteindre ce résultat”.  Selon les experts, les pays africains perdent chaque année plusieurs centaines de milliards de dollars par an, du fait du blanchiment et de la fuite des capitaux.

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