A la veille du dialogue inter-togolais / Manifestations priantes contre manifestations criantes

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Les principaux protagonistes de la crise politique actuelle, à quelques jours de la tenue du dialogue la mi-février, jouent leurs dernières cartes. Alors que dans le camp présidentiel, l’on confie à l’Eternel, Dieu, le créateur, la nation, dans le camp d’en face, c’est-à-dire celui de la coalition de l’opposition, les appels à manifestations ont toujours droit de cité, avec à la clé, le maintien de certaines revendications. Faisant alors planer le doute sur la participation ou non de l’opposition à ce dialogue.

La classe politique togolaise vit un déchirement depuis un semestre. Maintenant que le dialogue est annoncé pour le 15 février prochain, on espère pouvoir se rapprocher de l’ultime épisode du feuilleton qui a pour nom : la crise togolaise.

L’opposition comme le parti au pouvoir, abordant le dernier virage avant la tenue de concertations en vue d’une issue apaisée, voient chacun les choses à sa manière.

Le samedi 03 février dernier, sur l’esplanade de canal Olympia,  c’est  autour  de la thématique de paix que s’est réunie, l’aille féminine d’Unir, le parti majoritaire.

Cette rencontre initiée par le Mouvement des femmes Unir visait entre autres, à rendre à la divine providence, grâce pour la concorde sociale sur la terre de nos aïeux. Nombre de  fidèles  chrétiennes  du parti issues de l’ensemble des confessions religieuses de Lomé avaient répondu présent à l’appel du bureau national du mouvement.

« Nous clamons haut et fort que le Togo est une grande famille, une nation bénie et indivisible », se sont  exclamées  les  fidèles chrétiennes et partisanes d’Unir. Une démonstration de foi des femmes Unir au-delà de laquelle les acteurs politiques dans leur ensemble sont  confiés  à  «  l’esprit saint » dans leur choix pour une cohésion plus réussie des  fils  et  filles  de  la  mère patrie. Ce choix politique se place dans la droite ligne de la convergence de volontés étrangères vers la tenue de l’ultime dialogue, le 15 février prochain.

Seulement, ce choix est balayé  d’un  revers  de  la main par l’attitude affectée de l’extase populaire par le camp du regroupement des 14 forces révolutionnaires.

Nous voilà à la veille de ce dialogue tant recherché depuis le mois d’août 2017, période de déclenchement de la crise. L’espoir de tous les Togolais est de voir ce dialogue aboutir et qu’enfin  notre  pays  puisse se relancer à vive allure sur les rails du développement, tel que le Togo l’a entamé, il y a 12  ans. Mais, il est bien triste de constater que les manifestations priantes, engagées du côté du pouvoir, n’ont pas les mêmes objectifs que les revendications criantes, entretenues par l’opposition.

Les réactions des leaders de l’opposition depuis l’annonce de la tenue de ce dialogue le 15 février, avec leur effarante contradiction, prouvent que la coalition ne veut pas du dialogue, du moins elle ne s’y est pas préparée. Et son salut demeure aujourd’hui de faire capoter, avant sa tenue, le dialogue. Alors que la bonne volonté du gouvernement, incarné par la majorité au pouvoir, est davantage illuminée l’organisation de cette prière œcuménique par  les  femmes  UNIR,  pour la paix et la réussite du dialogue.

Essoyodou Awih

 

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