Affaire Boko/ Faute d’un passeport togolais ou étranger avec un visa permettant son entrée au Togo, Air France lui a refusé l’embarquement

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La compagnie Air France a refusé hier jeudi 28 mars à Paris à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, l’embarquement à l’ancien ministre togolais Akila Esso Boko en raison de l’absence d’un passeport togolais, encore moins d’un passeport étranger avec un visa permettant son admission au Togo.

Les responsables de la Compagnie Air France ont refusé l’embarquement à l’ancien ministre qui se rendait à Lomé, après 14 années d’exil en France, car selon une explication à l’Agence France Presse, les compagnies aériennes sont responsables des personnes qui ne peuvent pas être admises dans le pays d’arrivée. Le motif invoqué par des sources aéroportuaires, selon l’AFP est que : « les éléments communiqués par le ministère de l’Immigration togolais indiquent que M. Boko ne dispose pas d’un passeport togolais ni d’un passeport étranger avec un visa permettant son admission au Togo. »

Une autre source aéroportuaire a indiqué que l’opposant s’était vu refuser l’embarquement avec une vingtaine d’autres personnes, sur instructions du ministère français des Affaires étrangères. Mais, nos confrères de l’AFP indiquent que le Quai d’Orsay n’a pas souhaité réagir, une fois contacté. Les autorités togolaises sont de leur côté peu bavards sur le sujet qui, s’apparenterait à un épiphénomène.

Dans une réaction à l’Agence Savoir News, hier, M. Toba Tanama, le Directeur de la communication de la présidence de la République togolaise, notait « une simple affaire de respect des règles d’immigration », avant de poursuivre : « les services de l’immigration alertés par les informations par médias interposés et réseaux sociaux se sont penchés sur la question et agit selon les textes en vigueur… Le Togo est un État de droit et ouvert n’a pas besoin d’interdire à quiconque d’entrer sur son territoire qu’il soit Togolais ou non. Mais comme dans tout pays, il y a des règles à respecter concernant les citoyens togolais, les binationaux et bien d’autres cas ». Pourtant, M. Boko, se défend notant que le problème ne se se posait pas dans la mesure où il était muni de son passeport français et de son acte d’état civil togolais. « J’étais donc en règle et le problème du visa ne se posait pas », a-t-il avancé.

Peut-on dire que face à la psychose que crée ce retour annoncé de l’ancien ministre de l’Intérieur du Togo, devenu opposant, les autorités togolaises sortent le grand jeu ? Ce premier obstacle – d’ordre administratif – relatif au retour de François Boko est-il le dernier avant un prochain retour effectif ? Ou une chimère sans lendemain ? Les Togolais qui assistent aujourd’hui, impuissants et la mort dans l’âme à toute l’illusion que la C14 leur a vendue des mois durant, avant de proclamer sa fin, sont fondés de se poser toutes ces questions. Car avant Boko, avant la C14, avec Gilchrist Olympio, le Collectif Sauvons le Togo, etc. quel vent n’a-t-on pas semé ? que n’a-t-on pas attendu ?

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