Entraide pénale internationale / Le ministère de la justice outille les magistrats et officiers de police judiciaire

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Le ministère de la justice a organisé hier à Lomé à l’intention des magistrats et officiers de police judiciaire un atelier de sensibilisation sur l’entraide pénale internationale. Cette activité est prise en charge par le Programme d’appui au secteur de la justice (PASJ) financé par l’Union européenne (UE).

Dans l’avant-propos à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et Protocoles s’y rapportant (New York, Nations unies, 2004), l’ancien secrétaire général de l’ONU, feu Kofi Annan, déclarait : « les groupes criminels n’ont pas perdu de temps pour adopter d’enthousiasme l’économie mondialisée d’aujourd’hui et les technologies de pointe qui l’accompagnent». « Mais nos efforts pour les combattre sont restés jusqu’à présent très fragmentaires et nos armes pratiquement obsolètes. La Convention nous donne un nouvel outil pour faire face au problème mondial que représente ce fléau. Avec une coopération internationale renforcée, nous pouvons porter véritablement atteinte aux capacités dont disposent
les criminels internationaux pour opérer avec succès, et aider en tout lieu les citoyens qui luttent souvent avec acharnement pour la sécurité et la dignité dans leur foyer et leur communauté », a-t’il ajouté.

Le Togo, malgré son hospitalité légendaire, ne veut pas constituer un refuge pour des criminels de tout genre. Selon le garde des sceaux ministre de la justice, Pius Agbetomey, le monde qui est devenu un village planétaire a changé de visage. Son visage a été défiguré par des actes criminels. Les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), la libre circulation des biens et des personnes favorisent plusieurs formes de criminalité. Le terrorisme, le trafic des personnes, des drogues etc… mettent les Etats à rude épreuve. Il fallait donc trouver les mécanismes pour y faire face.

Selon Pius Agbetomey, la lutte ne peut être efficace que si les acteurs maîtrisent les outils juridiques. « Nous avons besoin des autres, et les autres aussi ont besoin de nous », a reconnu le ministre. L’atelier ouvert hier vise donc à promouvoir l’efficacité de la justice pénale à travers la sensibilisation des magistrats et des officiers de police judiciaire sur l’exécution rapide des demandes d’entraide pénale internationale.

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