Inclusion financière/ Le système des Nations unies au parfum des résultats des programmes du Secrétariat d’Etat

107

Le secrétariat d’Etat auprès de la présidence de la République chargé de l’Inclusion financière et du Secteur informel a présenté au système des Nations unies et aux partenaires techniques, les résultats des actions été mises en œuvre par ce département. La rencontre qui s’est tenue à Lomé vendredi 3 mai a permis de faire un tour d’horizon des différents programmes pilotés par le secrétariat d’Etat et d’apprécier les résultats enregistrés par ce département.

Cette rencontre vise à présenter l’état d’avancement des programmes pilotés par le secrétariat d’Etat en charge de l’Inclusion financière et du Secteur informel et à obtenir plus d’accompagnement du système des Nations unies. Le secrétaire d’Etat a donc partagé avec les partenaires de hauts rangs les différents mécanismes mis en place par le gouvernement pour contribuer au développement du pays et favoriser le bien-être des populations surtout des couches les plus vulnérables.

Des initiatives pour sortir des Togolais de l’extrême pauvreté

Le secrétariat d’Etat chargé de l’Inclusion financière et du Secteur informel pilote plusieurs initiatives à l’instar du Fonds national de la finance inclusive (FNFI) qui a pour objectif de rapprocher les services financiers des groupes les plus vulnérables à travers un système de prêts. De nouveaux produits sont attendus cette année. Le secrétariat d’Etat va renforcer la capacité des professionnels du secteur financier décentralisé. Le défi de l’autonomie financière de l’institution sera aussi relevé. En dehors du FNFI, le secrétariat d’Etat supervise également la Délégation à l’organisation du secteur informel. La Dosi a été mis en place pour structurer le secteur informel.

Le secrétariat d’Etat chargé de l’Inclusion financière et du Secteur informel coordonne également le Projet national de promotion de l’entrepreneuriat rural (PNPER). Ce projet a pour mission d’encourager les jeunes à s’engager dans l’entrepreneuriat rural. Le PNPER a été appuyé par le Fonds international du développement agricole (Fida).

Tous ces projets permettent de renforcer l’éducation financière et la capacité technique des acteurs du système financier décentralisé au Togo.

Plusieurs bénéficiaires et des résultats encourageants

Photo de certains bénéficiaires du FNFI

Les différentes initiatives pilotées par le secrétariat d’Etat chargé de l’Inclusion financière et du Secteur informel sont encourageants. Pendant les cinq années où il a été mis en place, le Fonds national de la finance inclusive a permis de sortir plusieurs bénéficiaires de la pauvreté. Plus de 80,847 milliards FCFA de crédits ont été accordés de 2014 à 2018. Le nombre de bénéficiaires s’élève à 926 352 avec 626 849 renouvellements.

1 553 201 crédits ont été octroyés dont 110 000 pour le compte de l’année 2018. Le taux global de remboursement s’est amélioré et s’établit à 95% en 2018 contre 67% en 2017. Les quatre meilleures préfectures en matière de remboursement sont Danyi, Cinkassé, Oti et Tandjoaré.

Le montant des crédits octroyés s’élève ce jour à 1 553 201. Le Fonds veut rapprocher les services financiers des groupes les plus vulnérables à travers un système de prêts. De nouveaux produits ont été lancés par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé en mars dernier. Il s’agit notamment du produit d’accompagnement à la formalisation, le produit d’équipement agricole et le produit avance sur marchés.

Ces nouveaux produits viennent appuyer les anciens et renforceront l’inclusion financière dans le pays. Avec eux, le Secrétariat d’Etat en charge de l’Inclusion financière et du Secteur informel entend renforcer la capacité des professionnels du secteur financier décentralisé.

Des élèves gratuitement assurés sur toute l’étendue du territoire

En ce qui concerne le programme School Assur, de plus en plus d’élèves bénéficient de cette initiative. Pour l’année scolaire 2017-2018, 1 587 000 élèves sur toute l’étendue du territoire national ont été gratuitement assurés. Et pour le compte de l’année 2018-2019, le nombre de bénéficiaires a augmenté. Déjà 1 768 943 d’assurés au 30 avril 2019.

635 754 élèves ont réellement bénéficié des prises en charge sanitaires durant la première année de mise en œuvre du programme. School Assur a contribué pour 16% des recettes des formations sanitaires pour sa première année. Ainsi, les régions de la Kara et Maritime ont enregistré chacune 25% de bénéficiaires des soins du programme. Dans la région Centrale 18% d’élèves sont bénéficiaires des soins. Dans la région des Savanes, le projet compte 10% d’élèves qui ont bénéficiés des soins, 17% dans la région des Plateaux et 5% pour Lomé commune.

Plusieurs prestations ont été effectuées dans le cadre du programme School Assur. 245 203 consultations médicales ont été effectuées, 1 283 élèves malades ont bénéficié d’hospitalisation. Des interventions chirurgicales ont également été effectuées dans le cadre de ce programme. 34 039 élèves ont bénéficié gratuitement de ces interventions. 291 245 ont eu accès aux prestations pharmaceutiques et 63 984 analyses médicales ont été effectuées.

Cette année académique a déjà enregistré 178 503 prises en charge, soit 71 153 consultations, 22 784 analyses médicales, 82209 recours à la pharmacie, 1 106 hospitalisations et 1 251 chirurgies au 30 avril 2019.
Quant à la Délégation à l’organisation du secteur informel (Dosi), le programme «Zokeke » a permis de former plusieurs conducteurs de taximotos et de créer plusieurs emplois. 1 400 conducteurs ont été formés et accompagnés dans le cadre de ce programme. Pour ce qui concerne les accompagnements divers des acteurs du secteur informel, 1 712 pièces d’identité leur ont été établies.

Le programme « Zokeke » couvre toutes les régions du pays et va permettre de créer plusieurs entreprises sur le territoire. Une tournée de formation des conducteurs de taxi-motos a été organisée depuis le 15 avril et ce pour 20 jours. Selon la Dosi, les retombées de cette tournée de formation seront la création au final de 1 400 entreprises de transport participant à la vie économique du pays et par extension créera des milliers d’emplois.

En 2018 plus de 10 000 entreprises sont passées de l’informel au formel.

Le Secrétariat d’Etat chargé de l’Inclusion financière et du Secteur informel a pour ambition de finaliser dans les prochains mois la stratégie nationale de formalisation du secteur informel. Les réformes organisationnelles doivent permettre, par la gestion axée sur les résultats de contribuer à l’atteinte des objectifs fixés par l’axe 3 du Plan national de développement (PND) qui vise à consolider le développement social et à renforcer les mécanismes d’inclusion. Des acquis salués par les partenaires.


Ces différents résultats ont été présentés aux représentants du système des Nations unies au Togo. A travers cette rencontre, les partenaires ont pu évaluer l’impact de leurs contributions.
Selon Mme Mazamesso Assih, secrétaire d’Etat chargée de l’Inclusion financière et du Secteur informel, ces initiatives sont mises en place pour contribuer à réaliser les axes prioritaires du Plan national de développement (PND 2018-2022).
Après avoir pris connaissance des résultats des trois programmes à savoir le FNFI, le programme «Zokeke » et le programme « School Assur », les représentants du système des Nations unies au Togo ont salué les efforts fournis par le Secrétariat d’Etat pour les réaliser et ont une fois encore montré leur volonté à accompagner l’Etat togolais.

 

 

 

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.