L’insécurité sans cesse grandissante inquiète les dirigeants de la sous-région

Lutte contre le terrorisme en Afrique de l’ouest

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A l’initiative du président ghanéen Nana Akufo-Addo, les présidents du Togo Faure Gnassingbé, du Burkina-Faso Roch-Marc Christian Kaboré, du Bénin Patrice Talon et le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Dunkan représentant le chef de l’État de son pays étaient vendredi dernier, à Accra, pour discuter des défis sécuritaires auxquels doit faire face la sous-région ouest-africaine. C’est clair que l’insécurité sans cesse grandissante dans nos pays inquiète les dirigeants qui sont à la recherche de solutions communes.

Ces derniers temps, la menace terroriste devient de plus en plus évidente et tend à se généraliser. Auparavant, lorsqu’on parlait d’insécurité liée au djihadisme et au radicalisme religieux l’on pensait à des pays comme l’Irak, la Palestine ou encore l’Afghanistan… Mais subitement, le phénomène s’est développé en Afrique à une vitesse incroyable se généralisant très rapidement. Le conflit libyen est venu accentuer cette insécurité au sahel. La Libye est un échec pour toute la communauté internationale mais surtout pour l’Union africaine.

En Afrique de l’ouest, l’on a assisté il y a quelques années à la naissance de mouvements soit disant anti-occidentaux (donc contre la civilisation occidentale) mais qui ne se gênent pas pour utiliser les armes et autres moyens venant de l’occident pour déstabiliser leurs pays et la sous-région. On peut citer le cas de Boko Haram au Nigeria. Le Mali qui est durement éprouvé n’est pas du reste.

Des pays comme le Burkina-Faso qui jusque-là sont restés stables commencent aussi par en souffrir. Ceux qui sont encore « tranquilles » pour l’instant, comme le Togo, le Bénin, le Ghana et la Côte d’Ivoire dans une certaine mesure, ont tout intérêt à aider leurs prochains à éteindre ce feu afin que les braises n’atteignent pas leurs propres cases. D’ailleurs le Togo le fait depuis des années en envoyant des troupes dans plusieurs pays en conflits dont le Mali et d’autres. C’est donc dans ce contexte que se situe la rencontre de vendredi dernier. Il était question pour les dirigeants de plancher sur les nouvelles approches sécuritaires qui permettront de contrer efficacement les actes terroristes qui connaissent une recrudescence dans la sous-région.

Ces derniers ont également saisi l’occasion pour aborder les questions économiques sous régionales, africaines et internationales. Auparavant, les ministres en charge de la défense ainsi que de la sécurité des pays concernés se sont retrouvés autour des questions sécuritaires.

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