Présidentielle de 2020/ Plus de temps à perdre pour les candidats potentiels

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Les choses vont désormais aller vite en ce qui concerne l’élection présidentielle de 2020. Les institutions en charge de son organisation viennent de donner le ton. La Cour constitutionnelle et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) viennent de donner un coup d’accélérateur au processus. Comme certaines rumeurs le faisaient croire, la présidentielle de 2020 se tiendra dans les tout premiers mois de l’année. Cela veut dire que les candidats qui se font attendre encore doivent se prononcer dans les tout prochains jours.

Ces derniers jours, l’on a assisté à une vague de candidatures en prélude à cette élection. Contrairement à 2015 où l’on avait connu que cinq candidats, pour cette fois, elles pourraient se multiplier. En effet, sept candidats se positionnent déjà pour succéder à Faure Gnassingbé. Or, le parti au pouvoir n’a pas encore désigné son candidat et il faut s’attendre qu’en dehors de lui, d’autres partis, regroupements de partis ou indépendants se positionnent aussi pour cette compétition électorale.

C’est ainsi que l’on annonce une nouvelle Coalition de l’opposition pour l’alternance en 2020. « Dans le cadre de l’échéance électorale de 2020, la Coalition Les Rassembleurs invite la classe politique de l’opposition togolaise, la société civile, les leaders d’opinion, activistes et la population tout entière…, à une cérémonie de déclaration officielle de candidature à son quartier général situé à Hédzranawoé », peut-on lire dans un communiqué publié tôt dans la journée de samedi. La cérémonie se déroulera demain.

Il est donc clair que cela va se bousculer sur la scène politique togolaise en cette fin d’année 2019. Ceux qui sont déjà candidats vont continuer de peaufiner leurs plans de bataille. En ce qui concerne les retardataires, plus de temps à perde. Ils ont toutes les raisons de se bousculer. Dans un communiqué publié en fin de semaine par Tchambakou Ayassor le président de la Ceni, le Togo entame très bientôt une révision du fichier électoral.

« Dans le cadre des préparatifs de l’élection présidentielle de 2020, il est prévu une révision des listes électorales sur toute l’étendue du territoire national, du 29 novembre au 1er décembre 2019. Comme par le passé, les établissements scolaires serviront de centres de révision et plus tard, de centres de vote », a écrit monsieur Ayassor. Et ce n’est pas tout. La Cour constitutionnelle, dans un communiqué lu sur la télévision nationale quelques heures après, donne encore plus de précisions sur la période au cours de laquelle se tiendra cette élection. « Le mandat du président en exercice qui a débuté le 4 mai 2015 (date de prestation de serment), prend fin le dimanche 3 mai 2020. En conséquence, le prochain scrutin doit être ouvert sur convocation du corps électoral au plus tôt le 19 février 2020 et au plus tard le 5 mars 2020 », informe Aboudou Assouma.

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