Le FNFI vu par le magazine « Économies Africaines »

Le bilan satisfaisant dressé par le secrétariat d'État

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Pour réussir sa politique sociale, le chef de l’Etat a misé entre autres sur la promotion et l’autonomisation des jeunes et des femmes à travers plusieurs projets et programmes. Une bonne partie à savoir la finance Inclusive, la formalisation du secteur informel ou encore le PNPER ont été mis sous la tutelle d’un Secrétariat d’État. Dans le numéro spécial Togo d’Août 2019 que consacre le magazine Économies Africaines, la Secrétaire d’État Mazamesso ASSIH revient sur les derniers résultats de la politique d’inclusion financière enclenchée depuis plus de cinq années déjà. Les résultats sont en effet effectivement au rendez-vous et rappellent non seulement l’opportunité et la pertinence de la création de ce fonds en janvier 2014.

« Sur ce point, nul besoin de faire de la littérature, les chiffres parlent pour nous : de 2014 à 2018, le FNFI a permis d’octroyer 1 568 877 crédits pour financer des activités génératrices de revenus avec un montant total de plus de 80,874 milliards de francs CFA », a détaillé la Secrétaire d’État dans les colonnes du magazine. De même, il est aisé de constater que le pourcentage de remboursement est de 95%. Ce qui donne satisfaction aux partenaires techniques et financiers. « La force de ce programme est la diversification des produits en raison des besoins exprimés par les catégories sociales », a-t-elle ajouté avant de rappeler qu’au lancement en 2014, seulement 331 021 personnes étaient impactées en 2014 avec plus de 12 milliards de francs CFA.

L’objectif est de faire « des citoyens togolais des acteurs du développement économique ». C’est en cela que désormais, ce programme en plus de ses succès est intégré dans le Plan National de Développement (PND 20182022) qui consacre en son axe stratégique 3 les mécanismes d’inclusion.
De nouveaux produits sont alors lancés. Entre autres, le Produit Refinancement (PR) et le Produit Accompagnement à la Formalisation (PAF). « Le PR donne aux prestataires des services financiers (PSF) l’accès à des ressources à des conditions bonifiées. (…) Quant au Produit Accompagnement à la Formalisation (PAF), il aide et finance les opérateurs économiques exerçant une AGR et ayant saute le pas de la formalisation », explique Mazamesso ASSIH.

Les critères sont tout aussi flexibles pour tous les togolais que les premiers produits. L’impact visé étant la réduction de la pauvreté et au-delà la volonté de faire des togolais des créateurs de richesses. L’interviewée d’Economies Africaines n’hésite alors pas à rappeler cette forte phrase du Président de la République Togolaise Faure Gnassingbé lors du lancement des deux produits. « Le jour où le FNFI va fermer parce qu’on aura plus besoin de ce Fonds, ce jour-là, nous aurons la prospérité », avait dit le chef de l’Etat. Et c’est dans cette droite ligne que s’inscrivent les perspectives du FNFI : mettre en place les mécanismes de facilitation entre les banques et les Institutions de Microfinance et la digitalisation des services financiers décentralisés.

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