Soudan : 31 ans après le coup d’Etat, Omar El Béchir fera face à la justice de son pays le 11 août prochain

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Depuis sa chute en mai 2019, l’ancien président soudanais Omar El Béchir fait face à 4 procès : corruption, répression des manifestations qui ont amené sa chute, génocide au Darfour, et coup d’Etat de 1989. Le 21 juillet 2020, il a fait face à cet acte qui l’a porté au pouvoir en 1989. 31 ans après, l’acte n’a pas été prescrit comme le soutient son avocat. Il risque en effet, la peine de mort pour ce seul chef d’accusation.

 Lors d’un premier procès dans le cadre d’un dossier de détournements de fonds, qui n’avait eu qu’une valeur de test, Omar el-Béchir avait été condamné, en décembre 2019, à une peine de deux ans de résidence surveillée. Cette fois, il s’expose à la peine de mort. Si ces avocats avaient crié au scandale et à la manipulation des faits contre leur client sur ce procès de corruption, ils récusent celui-ci, estimant que les faits se sont déroulés il y a plus de 10 ans, donc prescrits.

Le nouveau système se cache derrière la loi soudanaise pour orchestrer un procès politique, avancent toujours les avocats de la défense. « Ce procès va se dérouler dans un environnement hostile de la part du système judiciaire envers les accusés et nous pourrons le prouver ».

Ce procès d’Omar el-Béchir et de ses 27 co-accusés intervient alors que le gouvernement de transition post-révolutionnaire du Soudan a lancé une série de réformes dans l’espoir de rejoindre pleinement la communauté internationale. Mais d’aucuns s’interrogent sur la temporalité de ce procès. Le pays connaît une situation de grande pauvreté aggravée par la crise sanitaire du Covid-19 et on peut de demander si le gouvernement soudanais n’a pas d’autres priorités à l’heure où il tente de négocier avec les mouvements rebelles des États du Darfour, du Kordofan du Sud et du Nil Bleu.

Face à cette crainte légitime, les avocats de la partie civile estiment que ce procès doit tenir ses promesses afin de dissuader d’éventuelles velléités. Dans ce pays qui n’a connu que des coups d’Etat depuis son indépendance en 1956, celui d’Omar El Béchir étant le dernier, il est important, comme le démontre Moaz Hadra, un des avocats à l’origine de la procédure contre le dictateur déchu,  de lancer un « avertissement » à tous ceux essaieront de détruire le système démocratique constitutionnel établi.

 

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