Présidentielle de 2020 : La diaspora togolaise aura voix au chapitre

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Les Togolais résidant à l’étranger auront désormais leurs mots à l’occasion des élections à venir selon le projet de loi voté hier mardi 5 novembre à l’Assemblée nationale, au cours de sa 8e séance plénière de la 2e session ordinaire. La présente loi modifie, au sein des titres I et IV du code électoral, trente-trois (33) articles et crée un article nouveau.

Dirigée par la présidente de l’institution, Mme Yawa Djigbodi Tségan, la séance a porté sur l’examen du projet de loi portant modification de la loi n°2012-002 du 29 mai 2019 portant code électoral, modifiée par la loi n°2013-004 du 29 février 2013 et la loi n0 2013-008 du 22 mars 2013. Le ministre Payadowa Boukpessi de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales a pris part aux travaux.

Adopté en Conseil des ministres le vendredi le 18 octobre dernier à Lomé, le projet de loi portant modification du Code électoral « porte création des Commissions électorales d’ambassade indépendantes (CEAI) dans les ambassades, comme démembrements de la CENI à l’extérieur. Le type d’élections auxquelles les Togolais de l’extérieur peuvent prendre part, le nombre d’électeurs potentiels minimum pour l’ouverture d’une Commission électorale d’ambassade indépendante (CEAI). Ce nombre est déterminé à partir du nombre des Togolais détenteurs de la carte consulaire en cours de validité depuis au moins six (06) mois à la date de la révision des listes électorales, délivrée par les ambassades togolaises couvertes par les CEAI. La particularité de la composition des démembrements de la CENI (Commission électorale ambassade indépendante (CEAI), Commissions des listes et cartes (CLC), Bureaux de vote (BV) à l’extérieur, entre autres. »

« Après les débats le projet de loi en question a été adopté par la majorité des députés présents, à l’exception de trois (3) abstentions du groupe parlementaire NET-PDP. Ce groupe demande une autre lecture de cette loi qui comporte, à son avis, des insuffisances à améliorer. Pour les autres familles parlementaires UNIR et UFC, il s’agit d’un texte pas parfait, mais qui constitue un pas important dans la vie politique du Togo », indique Togo Presse.

Le vote de la diaspora a été l’une des principales revendications de l’opposition, au cours et après les événements du 19 août 2017. La Cédéao en avait également fait un point de ses recommandations clés à l’endroit du gouvernement togolais, au cours de sa médiation. Aujourd’hui, cette question est soldée, à la veille de la présidentielle de 2020, après plusieurs autres points relatifs aux réformes et à la libération des détenus. La diaspora togolaise est forte d’environ 1,5 million d’âmes. Elle vit en Afrique, en Europe et en Amérique et à travers de multiples associations. Il y a quelques mois, un vote a permis de choisir 77 délégués au Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), un organe dont l’objectif est de fédérer la diaspora.

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