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Timing du dialogue / Des incidences probables sur les processus électoraux et les mandats en cours

L’une des décisions les plus importantes de la dernière séance du dialogue inter togolais a été la suspension des processus électoraux en cours dans le pays. Ce consensus trouvé entre les deux protagonistes aura inévitablement des répercussions sur les différents mandats en cours et les échéances électorales à venir. Or, à l’allure où évoluent les discussions, on sent que le médiateur veut prendre le temps nécessaire pour concilier les positions.

Les députés togolais ont entamé le mardi 3 avril dernier leur dernière session ordinaire conformément à la loi fondamentale en vigueur dans le pays. Ils avancent donc progressivement vers la fin de leur mandature. D’ici la fin du mois de juillet, ils devraient logiquement céder leurs places aux nouveaux élus. Ce qui risque de ne pas arriver, parce que les élections pourraient être repoussées.

Dans ce cas de figure heureusement, la Constitution a prévu un mécanisme permettant aux députés de rester en poste jusqu’à la prise de fonction des nouveaux élus. En ce qui concerne les élections locales qui sont aussi prévues pour se tenir en 2018, les enjeux du moment risquent de l’occulter complètement. Les calendriers de ces échéances seront donc fortement perturbés par la situation politique qui prévaut actuellement. Si on imagine un peu toutes les tâches qui sont liées à l’organisation des élections, surtout dans notre pays qui ne dispose pas d’assez de moyens logistiques, il faut espérer la tenue de ces élections vers la fin de l’année, voire au début de l’année 2019 dans le cas extrême. Surtout les élections locales sur lesquelles les législatives vont certainement prendre le dessus.

Au-delà des calendriers électoraux et des obligations de l’Etat vis-à-vis de la loi, le plus important aujourd’hui, c’est de trouver une solution durable et définitive à la crise actuelle dans notre pays. Sans trop exagérer au point de créer des blocages dans le fonctionnement de nos institutions, la sagesse voudrait tout de même que l’on prenne le temps pour bien faire les choses. Même si cela impliquera une prolongation des mandats en cours en attendant les élections.

E.D