Le Port autonome de Lomé consolide sa présence dans le paysage maritime international. Selon le classement 2026 du magazine britannique Lloyd’s List, la plateforme togolaise occupe la 91e place mondiale. Elle figure ainsi pour la sixième année consécutive dans le Top 100, intégré en 2021.
Cette performance repose notamment sur la progression du trafic conteneurisé. En 2025, le port a traité 2,4 millions d’EVP, contre 2,06 millions en 2024, soit une hausse de 16 %. Lomé conserve également son rang de premier port d’Afrique subsaharienne et se classe cinquième à l’échelle du continent, derrière Tanger Med, Port-Saïd, Durban et Alexandrie.
L’activité de transbordement participe à ce positionnement. Le port bénéficie aussi de ses infrastructures en eau profonde, adaptées à l’accueil de navires de grande capacité. En septembre 2025, les travaux de dragage ont porté le tirant d’eau du chenal à 18,60 mètres et celui du bassin terminal à 17,60 mètres. Cette configuration permettrait d’accueillir des porte-conteneurs de 19 000 à 24 000 EVP.
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La concurrence régionale reste toutefois soutenue. Tema au Ghana, occupe la 94e place mondiale, tandis que Mombasa, au Kenya, fait son entrée dans le Top 100 au 99è rang. L’écart réduit entre Lomé et Tema illustre la compétition croissante autour des flux de transbordement et de desserte régionale.
Pour préserver ses acquis, le Port de Lomé mise sur la modernisation de ses procédures. La dématérialisation des processus d’enlèvement des marchandises et de paiement des factures a été achevée en 2024. La plateforme GuFord centralise également les formalités liées au commerce maritime.
Les travaux de curage du bassin et des accès nautiques doivent maintenir les conditions d’accueil des grands navires. L’extension du quai devrait, de son côté, accroître les capacités de manutention.

Selon le directeur général du PAL, Edem Tengué, l’objectif consiste désormais à consolider les acquis et à améliorer la qualité des services proposés aux opérateurs et aux compagnies maritimes.
À l’échelle mondiale, Shanghai conserve la première place, devant Singapour et Ningbo-Zhoushan. Cette évolution intervient dans un environnement marqué par la réorganisation des routes maritimes et les tensions géopolitiques. Les opérateurs recherchent des plateformes capables d’assurer la fluidité des échanges, la rapidité des opérations et la fiabilité des services. Pour Lomé, le maintien dans ce classement constitue un indicateur de son attractivité, mais aussi une invitation à poursuivre les investissements pour accompagner la croissance portuaire.
























